Chroniques, Littéraire

Et le désert disparaitra

Un nouveau roman de Marie Pavlenko ? Je ne pouvais décemment pas rater une telle occasion de redécouvrir l’une de mes auteures favories. J’ai donc sauté dessus et je remercie encore les éditions Flammarion Jeunesse pour l’envoi de ce beau roman.

Résumé :

Samaa vit dans un monde où le désert a pris le pas sur la nature. Ne subsistent que quelques arbres qui sont chassé pour leur précieux bois, vendu à prix d’or et échangé contre des denrées rares : nourriture, eau, oxygène. Samaa vit dans une de ces tribus nomades qui chassent les arbres et rêves de devenir chasseur, un métier d’hommes. En voulant prouver sa valeur, elle va découvrir que son monde n’est peut-être pas celui qu’on lui a toujours raconté.

Mon avis :

Ce livre m’a d’abord surprise. Je m’attendais à quelque chose et on me la servi différemment, en mieux. Car si vous avez connu et adoré Je suis ton soleil et Un si petit oiseau, vous pouvez jeter toutes vos certitudes par la fenêtre. Oubliez ce que vous pensiez savoir de Marie Pavlenko. Dans ce roman, elle montre un nouveau visage. Plus posé, comme si elle voulait prendre le temps de planter son décors pour semer en nous une réflexion, qui va bien plus loin qu’une simple chasse aux arbres.

Samaa est une héroïne intrépide, tête de mule, qui va etre amenée à écouter la nature, ou en tout cas le peu qui en reste. C’est un personnage important qui symbolise toute une génération. Samaa, ce sont tout ces enfants des villes capricieux, qui ne voit pas au delà de leur propre monde car personne ne leur montre ce qu’il y a en dehors des villes et du bitume. Et c’est une petite fille qui va éveiller une réflexion en chacun de nous. Marie Pavlenko ne fait que nous raconter son histoire. A nous ensuite de suivre notre chemin intérieur pour comprendre, analyser et choisir ce que nous voulons croire ou penser. On ne nous impose pas une manière de penser, on sème simplement en nous la pensée, l’idée, qui doit être amenée à se développer.

Ce n’est pas un roman d’aventure, ce n’est pas vraiment une dystopie… Ce roman est assez inclassable car plutôt contemplatif, et pourtant il se passe tant de choses à l’intérieur de la tête du lecteur ! C’est un roman qui se lit très vite et qui se vit. En effet, il ne faudra pas vous attendre à la plume incisive de Je suis ton soleil, il n’y a pas de rebondissements ou de grosses révélations. C’est une sorte de fable écologique intelligente qui fait germer en nous des idées, des valeurs à défendre. C’est bien fait, un peu cruel mais aussi tendre, vraiment ce roman est un très joli coup de coeur que l’on devrait mettre entre toutes les mains, et pas seulement celles des enfants !

Et le désert disparaitra

Sur le site de l’éditeur

4 réflexions au sujet de “Et le désert disparaitra”

  1. Il est dans ma PAL de février, j’ai hâte de le découvrir ! D’ailleurs, c’est amusant de voir ce qu’en pensent les gens qui ont d’abord lu les autres livres de l’autrice, parce que celui-ci sera mon premier Pavlenko ^^

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