Chroniques, Littéraire

Les soeurs Carmine T.2 Belle de gris

Un roman sombre, drôle, ironique, touchant et unique en son genre, ce tome deux est une sorte de bonbon acidulé que l’on déguste avec délices ❤

 Les soeurs Carmine T.2 – Belle de Gris d’Ariel Holzl publié chez Naos

Résumé :

Tristabelle a un plan : lors du bal donné par la reine, elle sera tellement époustouflante, incroyable, talentueuse et belle qu’il n’y aura aucun doute : elle sera forcement la future dame de compagnie royale. Mais pour cela, il faudrait que les cadavres arrêtent de s’amonceler sur son passage et que cet inspecteur bien banal cesse de lui courir après… c’est IN-SUP-POR-TA-BLE !

Mon avis :

En un mot, j’ai été charmée par ce second tome.

Dans le premier, on suivait Merryvère la poissarde. On avait déjà un petit aperçu de la personnalité de Tristabelle. Mais sachez-le, ce n’était rien face à ce qu’elle est réellement :un vrai numéro !

Commençons donc avec la personnalité gigantesque du personnage principal de cette intrigue. Tristabelle est purement insupportable : elle juge tout le monde sans cesse, possède un sentiment de supériorité surdéveloppé et ne peut s’empêcher de faire tourner les têtes (elle adore ça). Elle est flamboyante, envoyant valser les convictions de chacun, elle ébranle même parfois les croyances pourtant profondes de l’inspecteur qui la pourchasse. Ses remarques sont acerbes, venimeuses, piquantes. Lorsqu’elle ouvre la bouche c’est toujours d’une insolence incroyable. A tel point que l’on en rit largement ! Vraiment j’ai trouvé ses répliques, et ses réflexions sur ceux qu’elle croise, absolument tordantes de par leur côté cinglant. Chacune de ses pensées claque et sonne parfaitement bien dans le côté cynique.

Mais cette belle demoiselle a-t-elle donc un coeur ? Tout semble glisser sur elle, rien ne l’atteint vraiment alors qu’elle fait mouche à chaque fois. C’est une particularité qui pourrait rester sans explication. Mais l’auteur a l’intelligence de nous en donner une… Qui ne semble même pas émouvoir cette héroïne atypique au tempérament de feu !

Car oui, Tristabelle est un vrai feu follet qui fait ce qu’elle veut quand elle veut. Personne ne semble avoir de prise sur elle. J’ai passé toute ma lecture à l’admirer, impressionnée par son assurance hors du commun.

Mais si cette héroïne prend une bonne place dans le roman, ce n’est pas pour cacher une pauvre intrigue : que nenni ! Tristabelle poursuit un but, nous en dévoilant très peu. On est sans cesse à l’affût de nouveaux indices afin de mieux comprendre ce qu’elle cherche à atteindre. Mais parallèlement à cela, de nombreux cadavres semblent la poursuivre sans raison apparente (même si elle semble parfois bien suspecte). L’auteur joue avec brio de nos sentiments vis-à-vis de son héroïne. Tantôt dur comme pierre, elle nous touche également d’une manière que je n’avais encore jamais vu. C’est, je crois, la première « méchante » que j’apprécie un tant soit peu (oui je sais, je suis encore une enfant qui préfère les gentils ^^ »). 

Sur la fin, j’étais avide de savoir, de tourner les pages pour connaitre le dénouement final. Vraiment c’est une excellente lecture, riche en rebondissements. Et puis rien que pour les répliques de Tristabelle, il faut A-BSO-LU-MENT découvrir ce roman.

Maintenant je suis bien curieuse de découvrir le sort de Dolorine… Car si Tristabelle est mise en avant et que Merryvère apparait dans ce tome, on a trop laissé Dolorine de côté, j’ai vraiment hâte de voir ce qu’elle devient 😉

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