Chroniques, Littéraire

Thérèse Raquin

Un classique étonnant de la part de Zola, un roman où l’action se mêle à l’étude minutieuse d’une descente aux enfers humaine. En trois mots, une grosse claque.

 Résumé : 

Thérèse Raquin est une femme comme éteinte, plutôt laide et enfermée dans un magasin de lingerie féminine au coeur de Paris avec pour seule compagnie une vieille tante et un mari maladif qui est également son cousin. Lorsque Camille, son mari, présente Laurent, l’âme féminine de Thérèse va s’éveiller et c’est un amant qu’elle va trouver en Laurent. Mais pour vivre leur amour et surtout leur passion, il serait plus facile que Camille disparaisse… pour toujours !

Mon avis :

De tous les auteurs du reading classic challenge, Zola était celui qui me faisait le plus peur alors qu’il est également l’un de ceux que j’avais le plus hâte de retrouver. Paradoxale, moi ?

Je me suis donc lancée dans cette lecture comme on saute d’un plongeon : aussi effrayée qu’excitée par l’aventure. Et c’est un excellent roman que j’ai découvert ici. Une histoire tragique et réaliste qui laisse beaucoup à réfléchir.

Pour commencer ma critique, il faut dire que ce roman est l’un des premiers écrits par l’auteur et cela se ressent : je n’ai jamais vu un Zola avec autant d’action ! Bien sûr je ne dénigre par l’oeuvre de l’auteur mais c’est vrai que j’ai été très surprise par la tournure des évènements se déroulant dans ce livre : les actions sont nombreuses et on ressent une certaine forme d’empressement, de mouvement des âmes à travers la plume de l’auteur.

C’est donc un classique avec beaucoup d’action que j’ai découvert mais également un roman à la limite du thriller, du roman noir. Si l’on se retrouve du côté des meurtriers, c’est pour mieux voir leur descente aux enfers personnelle qui est des plus terribles. Ils ne vivent plus, ne respirent plus sans penser à leur acte. Un meurtre qui grignote leur vie et les poursuit sans cesse.

J’ai beaucoup assimilé ce roman au roman d’Oscar Wilde : « Le portrait de Dorian Gray ». L’idée est sensiblement la même mais avec un côté d’autant plus tragique pour Thérèse Raquin qui n’a jamais eu la vanité du héros de Wilde. Je ne dirai pas vraiment que l’on s’attache à elle et encore moins à son complice, Laurent. Mais on se retrouve comme pris dans l’histoire, fascinés et avides de connaître la tournure des évènements et surtout le dénouement final qui est magistral, digne d’une pièce de théâtre tragique classique.

C’était donc une lecture très instructive qui en apprend beaucoup sur la nature humaine et nous laisse de nombreuses interrogations à réfléchir. Zola ne nous livre pas seulement un texte mais une réflexion sur la nature humaine. C’est aussi terrifiant que fascinant.

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