Chroniques, Littéraire

Réparer les vivants

Une ode à la vie, à la mort. L’histoire aussi réaliste qu’incroyable d’une transplantation cardiaque, comme une aventure : celle de la vie qui s’arrête et continue…

Réparer les vivants de Maylis de Kerangal publié chez Folio

Résumé :

Simon Limbres part avec 2 autres amis, tôt, un dimanche. Ils vont faire du surf, profiter d’une météo idéal pour prendre les vagues. Après leur séance, ils sont épuisés physiquement. Sur la route qui les ramène, Chris’ ne contrôle plus son véhicule et les 3 amis ont un terrible accident. Simon est dans un état de mort encéphalique. Son cerveau ne répond plus. S’engage alors une course contre la montre pour ses organes qui peuvent permettre de sauver quelqu’un d’autre…

Mon avis :

Quelle lecture ! Que d’émotions. Je sais déjà que j’aurai bien du mal à vous retranscrire mes sentiments face à cette histoire qui me dépasse largement.

Tout d’abord, cette lecture fut un choc. Comme si j’entrais dans l’eau froide et ne ressortais que pour mieux replonger. C’est vraiment la meilleure comparaison que je pourrais trouver, je pense. Chaque fin de chapitre était une sorte de bulle qui me permettait de respirer. Et l’écriture de l’auteure permettait d’accentuer ce sentiment de nage en eaux troubles : les phrases sont très longues, les paragraphes écrits d’un bloc et la ponctuation très peu présente, hormis pour ce qui est des virgules. Tout est fait pour que vous reteniez votre respiration lors de votre lecture. 

L’écriture, parlons-en : Maylis de Kerangal a une plume très particulière à laquelle j’ai très vite accrochée mais je préfère vous mettre en garde car ce n’est pas le genre d’écriture à laquelle on a l’habitude. Elle est à la fois très directe et de caractère. Je ne saurai vous dire pourquoi ou comment mais c’est ce que j’ai ressenti ^^ »

Les personnages ne sont pas vraiment attachants, du fait de leur présentation. Ils sont décrits comme on décrirait des variables, le comportement d’un animal dans son environnement naturel. Ce recul vis-à-vis d’eux nous permet de ne pas prendre de plein fouet tout ce qui se passe. Le narrateur, nous place dans une position assez reculée pour ne pas tout prendre trop à coeur, et vraiment j’en avais besoin sinon je n’aurai jamais pu terminer ce roman qui m’aurait juste laissée comme une loque chiffonnée et déprimée dans un coin de ma chambre, en PLS… Cette éloignement est vital pour le lecteur et lui permet de mieux comprendre et appréhender ce qui se passe sous ses yeux avides de mots. L’auteure nous décrit des trajectoires, une course contre la montre orchestrée et organisée. C’est à la fois une aventure et une description précise de ce qu’est une transplantation cardiaque depuis le point de départ. C’était passionnant et flippant à la fois.

Vraiment, c’est un récit que l’on oublie pas, un récit qui nous laisse sonné, comme abandonné au bord d’une route. Vraiment un grand bravo à l’auteure. Et toi lecteur qui ne l’a pas encore lu, qu’attends-tu ?

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